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24.10.2007
Grèves etc....
Le gouvernement de François Fillon, formé après la victoire de Nicolas Sarkozy, doit relever des défis énormes.
L'un de ces défis étant de réformer le focntionnement de notre régime de retraites.
Comme l'avait prédit J.P Raffarin dans son livre pour la campagne présidentielle, "la France c'est du cristal".
Il fallait donc de la méthode, de la douceur, de la rondeur pour négocier avec les organisations syndicales.
C'est ce qu'a fait le Président de la République en rencontrant les partenaires avant même de prendre officiellement ses fonctions; il leur a alors expliqué la finalité et les modalités d'une telle réforme.
Toujours sur la forme, le Ministre Xavier Bertrand a présenté son document d'orientation aux syndicats avant leur appel à la grève, leur expliquant les tenants et aboutissants du dossier.
Malgré toutes ces précautions de forme, les syndicats ont bloqué la France pendant plusieurs jours. Ils ont fait de ces grèves une bataille idéologique: pour preuve, lorsqu'un syndicat représentant 30% des cheminots a obtenu ce qu'il demandait il s'est retiré du mouvement.
Sur le fond, les partis d'extrême gauche et les syndicats, une nouvelle fois unis, se sont contentés d'exposer une vision à court terme évitant de parler de la situation actuelle qui nécessite une réforme urgente:
- l'existence de régimes spéciaux remonte à une situation dans laquelle les cheminots, par exemple, effectuaient un travail très pénible voire dangereux pour leur santé; aujourd'hui ce n'est plus le cas, et la majorité des français ne comprend pas pourquoi certaines professions cotiseraient moins que d'autres sans raison valable.
- démographiquement parlant: la balance entre travailleurs et retraités penche du côté des retraités. C'est simple il va y avoir de plus en plus de retraités pour de moins en moins de travailleurs. Deux raisons à cela: un vieillissement de la population (+ de retraités), une entrée plus tardive sur le marché du travail (- de travailleurs).
On ne peut occulter une telle situation.
En tant qu'étudiants, donc bientôt sur le marché du travail, nous ne pouvons accepter un tel manque de responsabilité de la part d'organisations qui représentent au maximum 7% des travailleurs.
La grève est un droit dont il ne faut pas abuser pour pénaliser des citoyens qui travaillent pour leur famille et qui contribuent chacun à la grandeur de la France.
J.H.
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